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Pour sauver notre modèle social, transformons-le !

La politique menée par le gouvernement s’inscrit dans notre projet de transformation du modèle social hérité du Conseil National de la Résistance d’après-guerre. Ce modèle s’est fondé sur un financement prélevé sur les revenus du travail, à une époque de plein emploi, avec une part de la population active beaucoup plus importante et une espérance de vie plus faible entraînant des retraites plus courtes.

Pour s’adapter au déséquilibre budgétaire entraîné par les changements démographiques et économiques de ces trente dernières années, les précédents gouvernements ont largement fait peser l’effort sur les actifs, notamment en prolongeant leur temps de travail. Dans notre système par répartition, ce sont les actifs qui financent les retraites. Sans dynamisme économique, sans création d’emplois, sans attractivité du travail, le financement de notre modèle social est impossible.

Il est donc crucial de revaloriser le travail.

C’est tout le sens de la politique du gouvernement, le travail doit mieux payer, l’investissement doit se faire dans les compétences des personnes non qualifiées, les entreprises doivent être encouragées à embaucher et donc le financement de notre modèle social doit se faire sur l’ensemble des revenus et non pas seulement sur les revenus de ceux qui travaillent.

Ainsi, la suppression des cotisations chômage et maladie pour les salariés sera complète en octobre, avec une deuxième baisse à hauteur de 0,95 point, qui s’ajouteront aux 2,2 points de baisse du début de l’année 2018. Cette mesure financée par l’augmentation de la CSG permet aux actifs de bénéficier d’une hausse de pouvoir d’achat. De plus, le gouvernement a annoncé une suppression des cotisations sociales sur les heures supplémentaires, pour que le travail paye davantage.

Un gain de pouvoir d’achat sera également observé avec la diminution de 30% de la taxe d’habitation pour 80% des ménages ainsi que la suppression de 217€ de cotisation à la sécurité sociale pour les étudiants. En revanche, la hausse importante de l’inflation cette année ne pourra pas être totalement compensée pour les pensions de retraite et certaines prestations sociales. C’était sinon faire le choix d’aggraver un déficit record ou bien de faire peser une fois de plus le déséquilibre budgétaire sur les actifs.

Cette transformation du financement de notre modèle social implique un effort pour les retraités mais pas pour tous. Car transformer notre modèle, c’est aussi le rendre plus juste, nous avons donc augmenté le minimum vieillesse. Parce que nous pensons qu’il est intolérable qu’une personne âgée fasse le choix de ne pas se soigner parce qu’elle n’en a pas les moyens, nous avons voté le reste à charge zéro sur les prothèses auditives, les équipements optiques et les soins dentaires. Cela dans l’esprit qui avait guidé le Conseil National de la Résistance lors de la création de la Sécurité Sociale.

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