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Après l’audace de 2017, une année 2018 pour confirmer

2017 fut l’année de l’audace française. Comme souvent dans notre pays, c’est dos au mur, au bord du précipice que l’inattendu survient. Ce fameux déclin français, ce pessimisme contagieux, cet « esprit de défaite », cette nostalgie d’un temps glorieux qui serait résolument derrière nous allaient pousser le pays dans les bras du populisme et du repli sur soi d’extrême-droite. 35 ans d’alternance politique entre la droite et la gauche avaient miné toute confiance dans l’action politique. 35 ans de mauvais programmes aux promesses jamais tenues parce que intenables. 35 ans d’idéologisme partisan qui a poussé les partis de gouvernement à préférer les petites logiques démagogiques et électoralistes au réalisme et au pragmatisme, ce qui a amené la victoire de François Fillon lors des primaires. C’est donc la droite conservatrice et rétrograde qui devait vaincre après un quinquennat qui avait fait exploser les divisions profondes de la gauche, qui avait pourtant tous les pouvoirs en 2012. Cela devait être un moindre mal comparé à la possible victoire d’une Marine Le Pen en dynamique constante depuis qu’elle avait succédé à son père à la tête du Front National.

Comment dans ces conditions d’autres idées pouvaient-elles gagner en 2017 ? Le progressisme, l’humanisme, l’optimisme d’une nouvelle génération qui n’a pas baissé les bras pour faire de la France un grand pays d’innovations et de succès économiques ? Un projet qui portait un modèle social modernisé pour tenir la promesse de notre devise républicaine ? La volonté de relancer le projet européen ?

Il ne pouvait pas gagner, impossible ! Mais pourtant une partie des Français se sont ralliés à un jeune homme de 39 ans, jamais élu, Ministre deux ans. Et il a fait gagner ces idées à l’élection présidentielle. Beaucoup reste à faire. Rien n’est jamais acquis. Le combat politique n’a par essence jamais de fin.

Il n’aurait pas de majorité, impossible ! Et l’Assemblée Nationale fut renouvelée à 80%, avec un groupe majoritaire paritaire d’un mouvement qui avait à peine un an d’existence.

Il sombrerait dans l’impopularité comme les autres ! Et à force de montrer qu’il tenait ses engagements avec célérité et efficacité, qu’il redonnait à la France une place et une fierté dans le concert des Nations, il termine l’année avec la bienveillance des Français. Peut-être aussi parce que pour une fois, un candidat avait présenté un programme certes ambitieux mais aussi réaliste, raisonnable, faisable, qui partait des attentes des citoyens.

Ainsi cette année 2017 fut exceptionnelle. Que l’on aime ou pas Emmanuel Macron, chacun pourra convenir que l’année que nous avons vécue ouvre une nouvelle ère politique pour le pays.

2018 sera certainement moins riche en événements. Rares sont d’ailleurs les années en France sans élection, ce sera le cas pour 2018. Mais pourtant elle sera décisive. Car si Emmanuel Macron, son gouvernement et sa majorité à l’Assemblée Nationale confirment cette possibilité de redonner à la France confiance en elle, de transformer notre pays en profondeur, alors peut-être que nous aurons vaincu notre plus grande malédiction collective : le déclinisme.

Tout semble converger vers cette espérance. Mais en France, si quand tout semble perdu, tout est possible, c’est quand tout semble être bien parti que les plus grands dangers nous guettent. C’est pour cela qu’il est bien utile de formuler quelques vœux pour notre pays !

Ainsi, il faudra en 2018 de la constance dans notre méthode, celle de rassembler, non pas pour faire joli, mais pour donner de la puissance à la politique que nous menons en créant de l’adhésion citoyenne. Et donc inlassablement expliquer pour convaincre, inlassablement écouter pour corriger le tir quand cela est nécessaire.

En 2018, souhaitons qu’un nouveau système de protections émerge définitivement, avec un droit universel à l’assurance chômage, un parcours de formation personnalisé, un apprentissage revalorisé, tout cela pour une ambition : permettre à chacun de trouver sa place dans le monde du travail.

Nous aurons aussi des débats de société importants, autour de la fin de vie, de la laïcité et de la PMA ouverte à toutes les femmes, avec comme guide le respect de chaque conviction individuelle du moment qu’elle tolère les libertés des autres. Souhaitons des débats dépassionnés et matures plutôt que des prises de position irréconciliables, qui cachent la haine de l’autre.

Enfin, cette année 2018 devrait représenter une nouvelle étape pour le projet du Grand Paris. C’est au niveau d’une métropole d’ordre international que doit davantage se décider l’avenir de notre capitale en matière de logement, de transport, de transition écologique, de travail, d’attractivité économique et touristique. Souhaitons qu’une simplification de la gouvernance territoriale soit mise en œuvre pour plus d’efficacité et de lisibilité pour nos citoyens.

Voilà mes quelques voeux pour notre pays mais le plus important c’est la santé ! Bonne année !


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