Changer la politique avec vous

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Le 18 juin 2017
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Vous, électeurs de la 7e circonscription de Paris, habitants des 4e, 11e et 12ème arrondissements, m’avez fait l’immense honneur de m’élire pour vous représenter à l’Assemblée Nationale.
Pendant ces deux premières années de mandat, la volonté farouche de porter la promesse de renouvellement politique a ainsi été la boussole de mon engagement, et c’est encore ce qui aiguille quotidiennement mes actions jusque dans l’hémicycle. 

Je n’ai pas tout réussi, loin de là. Il est malheureusement souvent difficile de répondre à toutes les attentes tant celles-ci sont diverses et les outils parlementaires limités. La fonction de député impose de trouver de subtils équilibres entre le travail parlementaire dont les résultats malgré les efforts ne sont jamais garantis, et l’investissement auprès des citoyens et des acteurs de la circonscription. Le chemin est long et difficile, mais je le parcours jour après jour avec conviction et lucidité.

Le premier changement, j’ai ainsi voulu le porter dans ce rôle de représentant, première mission à mon sens de celui qui a la charge d’un mandat. Afin de vous faire participer pleinement au travail législatif, j’ai organisé une quinzaine d’ateliers citoyens pour chaque grand projet de loi. Afin de respecter mon engagement d’être à votre écoute au quotidien, j’ai tenu la promesse que je m’étais faite de recevoir tout habitant de la circonscription qui le demandait en personne et j’ai régulièrement rendu compte directement de mon mandat sur les marchés ou dans des cafés.

Le deuxième changement, j’ai souhaité le faire advenir au sein de l’Assemblée Nationale. Changer des années de fonctionnement du groupe majoritaire et de sa relation avec l’exécutif prend du temps. Je suis pourtant convaincu que la démocratie représentative est le seul système qui, lorsqu’il est utilisé à son plein potentiel, permet de prendre en compte les problèmes rencontrés par tous les territoires dans leur globalité et dans leur diversité. Il en va de l’honneur et du devoir de chaque parlementaire de se battre davantage pour porter ses convictions. Après le Grand débat, j’ai défendu au sein du Groupe et dans l’hémicycle les propositions qui avaient émergé du travail commun que nous avions réalisé.

Enfin, le troisième changement, essentiel au projet politique d’Emmanuel Macron et à mon engagement, est le dépassement des clivages politiques. Ils existent encore et ont toujours du sens. Ils doivent être respectés, peuvent parfois être défendus, peut-être mieux d’ailleurs par ceux qui veulent les conserver. Car notre démocratie ne saurait en effet souffrir d’une hégémonie binaire à laquelle la seule alternative serait l’extrême-droite. Elle est aussi peu souhaitable qu’elle ne saurait être féconde car la diversité des pensées doit non seulement être protégée, mais être représentée.

Je pense pourtant que le dépassement des clivages est une méthode nécessaire face aux enjeux qui s’imposent à nous, quels que soient nos attachements passés ou actuels, de même que je suis en effet toujours intimement convaincu que le renouvellement des pratiques politiques est indispensable pour répondre à la défiance du peuple envers ses représentants.

De grands défis s’imposent à nous.
Le combat environnemental en est un. Nous devons répondre à l’urgence climatique en réconciliant économie et écologie. Notre pays a souffert d’un lourd chômage pendant des années, qui a coûté cher d’abord à ceux qui cherchent un emploi, ensuite à notre modèle social qui est financé par les cotisations sur le travail. Nos toutes premières réformes sont en train de montrer qu’il n’y a pas de fatalité quand nous arrêtons d’opposer ceux qui créent des richesses avec une juste redistribution. En revanche, nos efforts en matière écologique ont été perçus comme insuffisants. Tant mieux. La pression de citoyens inquiets est précieuse. Elle nous pousse à prendre des décisions plus radicales et plus rapides, sur le plastique, sur l’énergie, sur les pesticides.

La ligne de crête est fine. Je veux redoubler de volontarisme pour contribuer à la réussite de ce quinquennat dont les débuts ont certes été très mouvementés, mais qui porte un projet auquel je crois profondément. Dans cette période de l’histoire sûrement cruciale pour l’avenir de nos modèles sociaux et démocratiques, il nous faut agir efficacement et vite. Notre feuille de route pour la suite est maintenant claire. Il nous faut désormais et plus que jamais oeuvrer à réconcilier notre pays avec ses représentants afin que vos priorités jusqu’à la fin restent les nôtres.

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Téléchargez ma contribution au Grand débat national en cliquant ici.

Il était de ma responsabilité de Député de faire vivre le Grand débat national dans ma circonscription. Grâce à ce travail, j’ai recueilli et rassemblé 269 pages de contributions de la part de plus de 500 citoyens que j’ai rencontré, qui m’ont écrit ou qui ont participé aux quatre débats que j’ai organisés. J’ai voulu en retirer des lignes de force et des propositions dans un document de plusieurs pages dont voici la synthèse.

Les Français veulent bien payer un niveau d’impôt plus important que dans les autres pays car ils sont très attachés au service public. Mais ils veulent plus de lisibilité et d’équité dans la contribution qu’ils font à la société, et un travail qui paye mieux. Il faut baisser le niveau de prélèvement sur les salaires. C’est pourquoi je propose de fusionner toutes les cotisations salariales et la CSG dans un impôt unique sur le revenu, à l’exception des cotisations retraite, c’est une réforme possible aujourd’hui grâce au prélèvement à la source. Tout le monde participerait à cet impôt à hauteur de son revenu, sans surcharge pour les revenus les plus modestes par rapport à aujourd’hui, puisqu’il existe déjà des prélèvements, et en supprimant toutes les niches fiscales.

Les taxes sont impopulaires parce que considérées comme injustes. Nous ne pouvons pas continuer à avoir une fiscalité écologique acquittée facilement par les plus aisés mais qui grève le budget des ménages les plus modestes. Il faut davantage interdire les produits polluants que les taxer car c’est plus efficace écologiquement et plus juste socialement, comme par exemple certains emballages plastiques. Nos concitoyens demandent la mise en place d’une forme de protectionnisme écologique en taxant ou en interdisant les produits importés qui ont un bilan carbone très lourd. Le principe du pollueur-payeur doit pénaliser plus lourdement les entreprises et les particuliers qui utilisent des moyens de transport polluants, comme l’avion ou le bateau.

L’Etat doit investir toutes les recettes de la fiscalité écologique dans des aides faciles d’accès pour mieux isoler les logements et pour organiser des modes de déplacement qui polluent moins. Il doit réinvestir tous les territoires et arrêter avec le tout-numérique. Je propose d’affecter à chaque Mairie de France un fonctionnaire d’Etat qui ferait au moins une permanence par semaine pour faire le lien entre les citoyens et les services publics nationaux. Il faut redonner du pouvoir aux Maires et décentraliser vers les régions. Toutes les collectivités et administrations doivent être supprimées entre ces deux niveaux pour les remplacer par des organisations partenariales dans lesquelles les Maires y représentent leurs administrés. L’Etat peut être davantage moteur dans les départements ruraux pour faire travailler les communes ensemble et laisser aux grandes villes la mission de développer un large bassin de vie autour d’elles.

La défiance vis-à-vis des élus est plus forte que jamais. Le vote blanc doit être reconnu et quand il est majoritaire, amener à l’organisation de nouvelles élections. Mais la meilleure manière de lutter contre l’antiparlementarisme est de renforcer le pouvoir du Parlement, pour que les parlementaires soient de nouveau considérés comme utiles. Pour cela, je propose de décorréler le calendrier des élections nationales grâce à un mandat de six ans pour le Président de la République contre des mandats de trois ou quatre ans pour les députés. L’Assemblée nationale doit être plus représentative grâce à une dose de proportionnelle de 20% sans mettre en danger la stabilité à laquelle sont attachés de nombreux Français. Je propose aussi la suppression du CESE comme de tous les comités ou conseils qui versent des salaires inutilement à des personnes qu’on recase, alors que ces missions pourraient être assumées par les parlementaires. À la place, une Chambre citoyenne pourrait contrôler les indemnités et les frais de mandat des élus, être garante de l’organisation de la participation des citoyens, grâce à une plateforme publique de vote et de pétition et à des débats. Je souhaite qu’à chaque élection quatre questions puissent être posées par référendum, posées par la Chambre citoyenne, l’Assemblée nationale, le Sénat et le Président de la République, sous la responsabilité du Conseil constitutionnel pour en garantir la conformité. Toutes ces évolutions doivent avoir l’objectif de redonner au peuple une expression plus directe, car c’est la grande leçon que nous devons tirer du Grand débat national sur le fonctionnement de notre démocratie et qui en a fait son succès.

Retrouvez ma contribution au Grand débat national

Et l’ensemble des compte-rendu des débats que j’ai organisés dans ma circonscription :

Pour prendre rendez-vous avec moi en m’envoyant un mail sur pacome.rupin@assemblee-nationale.fr, ou en contactant mon équipe au 06 38 78 76 44 pour être reçu à ma permanence parlementaire, 20 rue Saint-Nicolas dans le 12e arrondissement (le lundi après-midi, le vendredi matin ou le samedi matin).

Député de la 7e circonscription de Paris (4e arrondissement, 11e ouest et 12e ouest)